17.02.2026 - À Jamais les pionniers
Relais hommes de biathlon : le jour où la France a fait trembler Anterselva
Le 17 février 2026, sur la piste enneigée d'Antholz-Anterselva, Fabien Claude, Émilien Jacquelin, Quentin Fillon Maillet et Éric Perrot ont offert à la France son tout premier titre olympique en relais masculin de biathlon. Quatre hommes. Un objectif. Une remontée insensée. Et un frisson qui a traversé tout un pays.
Le relais, l'épreuve qui manquait au biathlon français
En individuel, ils avaient déjà tout raflé ou presque. Perrot en argent sur l'individuel. Fillon Maillet en or sur le sprint. Jacquelin en bronze sur la poursuite. Le biathlon tricolore écrasait ces Jeux de Milan-Cortina avec une médaille par course. Mais le relais hommes, c'était le Graal. La seule ligne vide au palmarès. Quarante ans de biathlon français, des générations de Raphaël Poirée, de Vincent Defrasne, de Martin Fourcade — et jamais cette équipe n'avait grimpé sur la plus haute marche en relais aux Jeux.
Ce mardi, sous les flocons du Haut-Adige, quatre hommes ont décidé que l'anomalie avait assez duré.
Source Vidéo : Eurosport
Fabien Claude lance la machine… et la grippe
Quand Fabien Claude s'élance en premier relayeur, la France est dans les starting-blocks. Mais le lanceur tricolore connaît un jour sans au tir. Cinq erreurs. Un tour de pénalité. Le seul des vingt concurrents à écoper de cette sanction. Au moment de passer le relais, la France pointe en treizième position, à 50 secondes de la Norvège.
Cinquante secondes. Autant dire un gouffre en biathlon. Sur le papier, la course est pliée. Mais Fabien Claude l'a dit avec un sourire en coin après l'arrivée : « Lancer le relais, c'est aussi exciter les chiens fous qu'il y a derrière. »
Jacquelin, le fêlé magnifique
Émilien Jacquelin est un funambule. Un artiste. Un type capable du sublime comme de l'implosion. Ce 17 février, il choisit le sublime. Treizième quand il part, il attaque comme un possédé dès les premiers mètres. Six cents mètres après le départ, il a déjà repris six secondes. Au premier passage au tir, l'écart est tombé sous les trente secondes.
Sur les skis, il est intouchable. Il double, il remonte, il avale les positions une à une. Son tir couché est propre. Alors il repart, plus vite encore. Quand il arrive au tir debout, il a 17 secondes d'avance sur ses poursuivants. Il manque une balle. S'en fiche. Repart en tête.
La France est passée de la treizième à la première place en un seul relais. Du jamais vu, ou presque. Le Grenoblois passe le relais à Quentin Fillon Maillet avec le dossard jaune de leader sur le dos. En treize minutes, il a retourné la course.

QFM et Perrot : le sang-froid des grands
Quentin Fillon Maillet récupère un relais en or et une pression immense. Derrière, la Norvège de Laegreid et la Suède de Ponsiluoma sont revenues. Un trio se forme. La France, la Norvège, la Suède. Coude à coude. Souffle contre souffle.
QFM ne cède rien. Il gère, il contrôle, il reste au contact. Quand il tape dans le dos d'Éric Perrot pour le dernier relais, la France mène d'un souffle. Mais tout reste à faire.
Perrot fait face à Christiansen (Norvège) et Samuelsson (Suède). Le leader de la Coupe du monde assure son tir couché pendant que ses rivaux partent à la faute. Il creuse l'écart : dix secondes, puis quinze. Au tir debout, deux pioches — un frisson traverse les écrans de toute la France. Mais le Savoyard garde son sang-froid, enchaîne les cibles, et repart avec assez de marge pour tenir.
Les deux derniers kilomètres sont un calvaire et un triomphe. Christiansen revient, grignote seconde après seconde. Mais Perrot tient. Il tient parce qu'il porte sur ses épaules quatre décennies de biathlon français. Il franchit la ligne en 1h 19min 55s, neuf secondes devant la Norvège, la Suède complétant le podium.
Une médaille pour quarante ans d'histoire
Sur la ligne d'arrivée, c'est l'explosion. Les quatre Bleus se retrouvent, s'étreignent, pleurent. Simon Fourcade, leur entraîneur, ne retient pas ses larmes. Dans la zone de finish, Jean-Pierre Amat, directeur du tir, lâche entre deux sanglots qu'il peut « mourir maintenant ». Martin Fourcade, redevenu spectateur olympique, remet lui-même les médailles à ceux qui ont prolongé son héritage.
Éric Perrot trouve les mots justes : « Ça représente 40 ans de biathlon français, peut-être même plus. Des personnes qui ont su montrer la voie, qui ont su gagner même quand c'était impossible. »
Quentin Fillon Maillet, lui, décroche sa huitième médaille olympique. Record absolu pour un Français aux Jeux d'hiver. Devant Fourcade. Il rejoint Ducret et Cattiau au panthéon des olympiens français les plus médaillés, toutes saisons confondues.
Mais ce soir-là, c'est le collectif qui prime. Pas les records. Pas les stats. Juste quatre mecs, un groupe de potes qui s'entraînent ensemble, jouent aux fléchettes ensemble, rêvent ensemble. Et qui viennent de réaliser ce rêve devant la planète entière.
Ce 17 février 2026, la France a vibré debout
Il y a des courses qu'on regarde. Et il y a celles qui vous soulèvent du canapé. Qui vous font serrer les poings devant l'écran. Qui vous donnent des frissons jusque dans la nuque. Ce relais-là en fait partie. La remontée folle de Jacquelin, le sang-froid de Fillon Maillet, la puissance de Perrot, et même le ratage héroïque de Claude qui a mis le feu aux poudres.
Avec cette victoire, la France a décroché sa seizième médaille à Milan-Cortina — un record historique — et sa neuvième rien qu'en biathlon. Ces quatre hommes n'ont pas juste gagné une course. Ils ont écrit une page. Celle d'un sport devenu, en France, une passion populaire. Celle d'un collectif qui a transcendé la somme de ses individualités.
Ce 17 février 2026, Fabien Claude, Émilien Jacquelin, Quentin Fillon Maillet et Éric Perrot sont entrés dans la légende du sport français. Un Jour de Légende.
4 hommes. Un relais pour l'histoire.
17.02.2026. Anterselva. 13e après le premier relais, 50 secondes de retard. Jacquelin remonte tout le peloton, QFM contrôle, Perrot finit le travail. La France décroche son tout premier titre olympique en relais masculin de biathlon. 40 ans que le biathlon français attendait ça. À Jamais Les Pionniers.
-
SOLDES -15%
T-shirt - À jamais les pionniers
No reviewsPrix habituel €34,00Prix habituelPrix unitaire / parPrix promotionnel €34,00 -
SOLDES -15%
T-shirt Enfant - À Jamais les Pionniers
No reviewsPrix habituel €24,90Prix habituelPrix unitaire / parPrix promotionnel €24,90 -
SOLDES -15%
Hoodie - À jamais les pionniers
No reviewsPrix habituel €74,00Prix habituelPrix unitaire / parPrix promotionnel €74,00 -
SOLDES -15%
Affiche - À jamais les pionniers
No reviewsPrix habituel Dès €14,90Prix habituelPrix unitaire / parPrix promotionnel Dès €14,90